J’accuse l’Amérique de n’avoir plus qu’un seul orateur : Obama en Géorgie, cinq jours avant les midterms
Barack Obama était à Atlanta mercredi pour soutenir le sénateur sortant Jon Ossoff, avant le scrutin du 3 novembre. L'ancien président reste l'arme électorale des démocrates. L'Aurore y voit un aveu de faiblesse.
Il revient toujours. Quand les sondages se resserrent, quand l’argent manque, quand les candidats ne font plus salle comble, les démocrates appellent Barack Obama. Mercredi, c’était Atlanta, aux côtés de Jon Ossoff, sénateur sortant que la presse présente déjà comme une nouvelle étoile du parti.
Les élections de mi-mandat ont lieu le 3 novembre. La Géorgie est l’un des États où tout se joue. Et l’homme qu’on envoie convaincre les indécis a quitté la Maison Blanche il y a près de dix ans.
J’accuse le Parti démocrate d’avoir vécu sur un capital qu’il n’a pas renouvelé. Un parti qui a besoin de son ancien président pour remplir une salle est un parti qui n’a pas su en former un nouveau.
J’accuse la politique américaine dans son ensemble d’être devenue une affaire de célébrités, où le meeting compte plus que le programme et la star plus que l’idée.
J’accuse aussi notre propre fascination. Nous commentons la Géorgie comme un feuilleton, sans jamais regarder ce que ces midterms décideront pour l’Ukraine, pour les droits de douane, pour l’OTAN. Cela nous concerne davantage qu’un discours bien tourné.
Rendez-vous le 3 novembre. L’Aurore regardera les résultats comté par comté, et non l’applaudimètre.
Le Monde International via Presse Évasion (29/10/2026).