Société

J’exige que le gouvernement publie un décompte détaillé des lycées et facs bloqués avant le 5 novembre

Société · · · Éditorial

Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à de nouveaux blocages de lycées et d'universités, avant la grève interprofessionnelle du 5 novembre. Lundi à 9h30, 41 établissements étaient bloqués, soit 1 % des quelque 3 700 recensés en France, selon le ministère de l'Éducation.

J’exige que le gouvernement publie un décompte détaillé des établissements bloqués, jour après jour, avec la méthode utilisée pour le compter. Lundi à 9h30, 41 établissements étaient bloqués, soit 1 % des quelque 3 700 recensés en France, selon le ministère de l’Éducation. Ce chiffre ne précise ni sa base de calcul, ni la façon dont il sera actualisé d’ici jeudi.

La mobilisation ne tient pas en une journée. Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens, a annoncé des lycées bloqués dès lundi. Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, a de son côté annoncé des blocages dès mardi, puis jeudi, avant une manifestation le 5 novembre. Les appels visent donc les lycées comme les facultés, sur plusieurs jours consécutifs.

Les organisations lycéennes et étudiantes disent leur insatisfaction face aux mesures annoncées par les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Elles visent notamment le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028 et la création de places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Une annonce doit pouvoir être vérifiée, donc comptée et datée, pour que chacun puisse en juger.

J’exige que le nombre des places supplémentaires, le calendrier de remplacement de Parcoursup et leur financement soient chiffrés et publiés avant jeudi. Sans volume ni échéance, il est impossible de mesurer la réponse apportée à la jeunesse mobilisée.

Le calendrier se resserre. Une journée de grève intersyndicale et interprofessionnelle est prévue le 5 novembre, puis des cortèges portés par les gilets jaunes sont annoncés vendredi et samedi. Pour les familles, les élèves et les personnels, une information claire sur l’ouverture des établissements devient indispensable.

J’exige une réunion de concertation publique avec l’Union étudiante, l’Union syndicale lycéenne et Les Lycéens avant jeudi, dont le compte rendu sera publié dans la foulée. Cette rencontre ne doit pas servir de geste de communication. Elle doit produire des engagements écrits, datés et contrôlables.

Selon le ministère, 1 % des établissements étaient concernés lundi matin. Cette proportion ne doit pas servir à effacer la parole des jeunes mobilisés. Toute mesure visant les établissements bloqués doit être motivée et rendue publique, sans exception.

J’exige trois actes avant jeudi : un décompte quotidien publié avec sa méthode, un calendrier chiffré pour Parcoursup et les places supplémentaires, et un compte rendu public de la concertation. Ces engagements sont vérifiables, et lycéens comme étudiants pourront les contrôler.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de A.B.R..