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J’exige des tests de résistance publics sur la bulle de l’IA avant qu’elle n’éclate

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Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, met en garde contre une possible bulle de l'intelligence artificielle et un effet de contagion vers l'Europe. Il s'inquiète aussi de l'emploi des jeunes, les entreprises les plus avancées dans l'IA réduisant déjà leurs embauches. Le risque a été relayé le 3 novembre 2026 par la presse économique.

J’exige que cet avertissement ne reste pas une alerte de plus dans le flux des dépêches. Le 2 novembre 2026, Emmanuel Moulin a évoqué le risque d’une bulle liée à l’IA, alors que les géants américains de la tech investissent des sommes colossales dans ce secteur. Son inquiétude porte sur une chute des valorisations outre-Atlantique, qui pourrait se propager au Vieux Continent. Le sujet a été repris le 3 novembre par plusieurs médias économiques.

Le mécanisme décrit tient en peu de mots. Des taux d’intérêt élevés peuvent réduire les rendements attendus, compliquer le financement des entreprises, puis faire fondre leurs valorisations. Ce scénario n’a rien d’abstrait. Dans un billet publié le 17 août 2026, la Banque centrale européenne jugeait que des valorisations boursières rappellent, pour certains, la bulle Internet des années 1990, et qu’une correction majeure reste plausible sans être ni certaine ni immédiate.

J’exige que la Banque de France et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution publient des tests de résistance sur l’exposition des établissements financiers aux valorisations liées à l’IA. Le risque ne concerne pas seulement des fonds spéculatifs. Une enquête de l’ACPR menée en 2025 montrait que la quasi-totalité des banques et assureurs utilisent déjà des cas d’usage de l’IA en production. Une correction brutale frapperait donc des acteurs qui ont largement misé sur cette technologie.

Le danger ne se limite pas aux marchés. Emmanuel Moulin s’inquiète de l’effet de l’IA sur l’emploi, en particulier celui des jeunes, et relève que les entreprises qui ont le plus intégré cette technologie réduisent déjà leurs embauches. La bulle financière et la fragilisation des jeunes actifs pourraient ainsi avancer ensemble, et ceux qui n’ont rien décidé paieraient une seconde fois la facture.

J’exige que le gouvernement et la Commission européenne cessent de compter sur le seul règlement européen sur l’IA. Denis Beau, premier sous-gouverneur de la Banque de France, salue un cadre ambitieux, mais ce texte encadre surtout les usages, pas la valeur boursière des entreprises qui les déploient. Le même responsable résume l’enjeu en une phrase : accélérer en maîtrisant les risques. Cet équilibre suppose une surveillance qui regarde les valorisations, et pas seulement les algorithmes.

La concentration du secteur ajoute une fragilité. Dans un rapport publié en 2025, la Banque de France soulignait qu’un nombre restreint de prestataires technologiques fournit l’essentiel des solutions d’IA, avec des risques de dépendance, de cybersécurité et de souveraineté. Elle alertait aussi sur le « AI washing », qui consiste à surestimer l’usage réel de l’IA pour séduire investisseurs et clients.

Les sources ne placent pas le curseur au même endroit. Le gouverneur évoque une contagion en cas de chute, la BCE un scénario plausible mais non immédiat, et Denis Beau une correction désordonnée possible si les anticipations se révisent brutalement. Ces nuances comptent, mais elles ne dispensent pas de transparence. Un risque reconnu par ceux qui surveillent le système doit pouvoir être mesuré publiquement.

J’exige trois actes vérifiables. Des tests de résistance publiés par la Banque de France et l’ACPR, avec l’exposition des banques et assureurs aux valorisations de l’IA. Un suivi public et régulier de l’emploi des jeunes dans les entreprises qui déploient l’IA. Une audition du gouverneur devant le Parlement sur ces deux points. Tant que ces chiffres manqueront, l’alerte restera une parole sans preuve.

Maddyness (02/11/2026); RiskAssur (03/11/2026); FranceTransactions, billet de la BCE du 17/08/2026; Banque de France, discours de Denis Beau (09/09/2026); Banque de France, rapport sur l'IA (2025)

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de Yvan T..