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J’exige que la France fasse du test nord-coréen d’ogives à sous-munitions un dossier de désarmement

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Pyongyang affirme avoir testé le 31 octobre une ogive à sous-munitions destinée à ses missiles balistiques tactiques. Son administration des missiles annonce quatre catégories de ces charges d'ici la fin de 2026. L'information, issue de l'agence KCNA, a été relayée le 1er novembre par l'agence sud-coréenne Yonhap.

J’exige d’abord que l’on regarde en face ce que l’on nous annonce. Selon Pyongyang, l’administration nord-coréenne des missiles a conduit le 31 octobre l’essai d’une ogive à sous-munitions pour ses missiles balistiques tactiques. Le général Kim Jong-sik, membre de la Commission militaire centrale du Parti du travail, l’aurait supervisé. L’agence officielle KCNA le dit, l’agence sud-coréenne Yonhap le relaie. Voilà le fait, et il est mince.

Mince, parce qu’il n’a pour source que le pouvoir qui l’annonce. J’exige donc que le gouvernement distingue publiquement ce qui est établi de ce qui est proclamé. Pour les forces sud-coréennes et leurs alliés, la question est désormais de savoir quelles variantes sont réellement produites, intégrées aux missiles et déployées. Cette question appelle une réponse française, pas un silence prudent. Qu’une évaluation, même résumée, soit transmise aux commissions compétentes du Parlement.

L’annonce n’est pas isolée. En avril 2026, Pyongyang avait déjà présenté des essais de missiles Hwasong-11 Ra dotés de charges à sous-munitions et de charges dispersant des mines à fragmentation. L’armée nord-coréenne devrait, selon sa propre administration, disposer de quatre catégories de ces charges avant la fin de l’année. Un calendrier est donc affiché. Il nous fournit aussi une échéance : le 31 décembre.

J’exige que les restrictions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies cessent d’être une formule de communiqué. Le développement des missiles balistiques nord-coréens reste soumis à ces restrictions. Un essai annoncé, puis un autre, puis un calendrier de production : si rien ne suit, ces textes ne valent plus que par leur date. Que le gouvernement porte le dossier devant le Conseil, qu’il en rende compte, et qu’il rende publique la position qu’il y a défendue.

Reste le droit. La Corée du Nord n’a pas adhéré à la Convention sur les armes à sous-munitions, comme le rappelle le suivi international Cluster Munition Monitor. Qu’on réclame cette adhésion par la voie diplomatique, de façon écrite et répétée, et pas seulement quand l’actualité s’y prête. Une convention que l’on ne défend qu’au moment des communiqués devient une affiche.

La gauche n’a pas le droit de se contenter d’incantations. Le désarmement se défend aussi quand le régime visé ne compte aucun partisan chez nous. Il se défend sans fournir d’alibi à une surenchère militaire décidée sans débat, ni dans un camp ni dans l’autre. Cette exigence vaut pour tous les bancs, le nôtre compris.

Des actes, donc, et que chacun puisse les vérifier. Une évaluation transmise aux commissions parlementaires avant la fin de novembre. Une saisine documentée du Conseil de sécurité, avec compte rendu public de la position française. Une démarche écrite, par la voie diplomatique, pour réclamer l’adhésion à la Convention. Un débat au Parlement avant le 31 décembre, date à laquelle Pyongyang prévoit d’aligner ses quatre catégories de charges. J’exige ces quatre gestes. Ils ne coûtent que de la volonté.

armees.com, 1er novembre 2026 ; Agence de presse Yonhap (via Google Actualités), 1er novembre 2026

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de T.R..