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Je réclame que le logement du Pays basque entre enfin dans la campagne présidentielle, avec des engagements chiffrés

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Sud Ouest relaie ce dimanche 1er novembre 2026 un appel à placer la question du logement au cœur du débat présidentiel, à partir de la crise qui frappe le Pays basque. Le sujet a pesé sur les municipales de 2026 et sur l'élection de la présidence de la Communauté d'agglomération Pays Basque. Des mesures de régulation y sont contestées en justice.

Je réclame que ce que le Pays basque endure depuis des années cesse d’être un décor de campagne. Sud Ouest titre ce dimanche sur la nécessité de mettre « la question du logement au cœur du débat présidentiel ». La formule est juste. Mais une formule ne loge personne. À quelques mois de 2027, les habitants du littoral, les saisonniers et les jeunes ménages attendent autre chose que des intentions.

Regardons le marché tel qu’il est. Selon un site spécialisé, des villas haut de gamme avec piscine ou vue sur l’océan se louent jusqu’à 20 000 euros la semaine, pour des rendements bruts de 6 à 10 %. Pendant ce temps, franceinfo décrivait une saison estivale qui transforme la recherche d’un toit en mission impossible pour les saisonniers. D’un côté, la rente. De l’autre, des travailleurs qui font vivre le territoire sans pouvoir y dormir.

Je réclame que les formations politiques écrivent ce qu’elles promettent. Les Entretiens d’Inxauseta ont réuni le 28 août, à Bunus en Basse-Navarre, des experts, des professionnels du logement et des représentants de plusieurs partis, à huit mois du premier tour. Les électeurs ne savent pas ce qui en est sorti. Que chaque parti publie ses propositions, avec les volumes de logements, les budgets et les échéances.

Les urnes locales ont pourtant parlé. La crise du logement a occupé une place centrale dans les municipales de 2026, portée par des collectifs comme Alda ou Herrian Bizi. Le 11 avril, Alain Iriart, élu d’EH Bai, a pris la présidence de la Communauté d’agglomération Pays Basque par 119 voix contre 102 à Jean-René Etchegaray, le président sortant. Le territoire a fait du maintien de ses habitants une question politique. L’État ne peut plus faire semblant de ne pas l’entendre.

Les collectivités ont voulu agir, et elles se heurtent au droit. La mesure compensatoire imposée aux meublés touristiques a été attaquée en justice par la Fnaim, selon ici. L’interdiction de louer les biens classés F en 2028 nourrit elle aussi la querelle. Je réclame que l’État dise sans détour quels outils juridiques il garantit aux territoires tendus. Un élu ne peut pas bâtir une politique du logement sur un texte qu’un tribunal peut défaire.

Il y a aussi les règles que personne ne contrôle. Selon Alda, plus de la moitié des propriétaires seraient prêts à frauder sur le bail, certains préférant le bail mobilité pour s’assurer davantage de liberté. C’est l’affirmation d’une association, et elle doit être vérifiée. C’est précisément le rôle d’une autorité publique. Qu’elle publie chaque année le nombre de contrôles menés sur les locations touristiques et sur les baux, et le nombre de sanctions prononcées.

Rien de tout cela n’est nouveau. Une question écrite posée à l’Assemblée nationale sous la quatorzième législature décrivait déjà une crise structurelle installée depuis la fin des années 1990. À l’échelle du pays, un député évoquait près de 3 millions de ménages en attente d’un logement social. Des décennies de diagnostics, de rapports, de promesses. Le Pays basque n’a pas besoin d’un énième état des lieux.

Je réclame donc des actes précis et vérifiables. Que chaque candidat à la présidentielle indique combien de logements sociaux il financera dans les territoires tendus, et à quelle date. Que l’agglomération et l’État rendent public un bilan annuel des mesures de régulation et des contrôles. Que le gouvernement sécurise par la loi les outils que les élus basques réclament. Le logement ne sera au cœur du débat que le jour où il sera au cœur des programmes, chiffres en main.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de A.D..