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Je m’indigne qu’une aide annuelle de 1 200 euros ne couvre que vingt jours de repas d’une famille de douze

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La famille Puche Martínez, installée dans la région de Murcia en Espagne, compte dix enfants et deux parents salariés. Interrogés par la chaîne régionale La 7, les parents évaluent leur budget alimentaire entre 1 200 et 1 500 euros par mois. Leur témoignage est repris en français par Marie France ce 1er novembre 2026.

Je m’indigne qu’une famille de douze personnes, deux parents qui travaillent et dix enfants, doive compter chaque euro pour remplir les assiettes. Les Puche Martínez vivent dans la région de Murcia, en Espagne. Ils ont raconté leur quotidien à la chaîne régionale La 7, et leur témoignage revient aujourd’hui en français dans les colonnes de Marie France. Les chiffres tiennent en quelques lignes. Ils suffisent à instruire un dossier.

Les deux salaires réunis représentent entre 4 000 et 4 200 euros par mois, selon le père. La nourriture absorbe environ 60 euros par jour, soit de 1 200 à 1 500 euros mensuels, parfois davantage, reconnaît-il. Divisez par douze : cinq euros par personne et par jour, en moyenne, pour les petits déjeuners, les goûters, les dîners. Rien de somptuaire là-dedans. C’est l’arithmétique d’une grande tablée, et elle ne se négocie pas, car des enfants qui grandissent ne sautent pas de repas.

Je m’indigne de la réponse publique. La mère évoque une aide annuelle d’environ 1 200 euros venue de la région. Rapportée à un budget alimentaire qui frôle 1 500 euros par mois, cette somme paie une vingtaine de jours de repas au rythme de 60 euros quotidiens. Elle est annuelle. Le reste du temps, la famille tient seule. Selon un compte rendu espagnol, les parents jugent que ce soutien ne compense pas la charge de dix mineurs.

On objectera que ce foyer dispose de revenus stables et que son cas n’est pas celui des plus précaires. Justement. Si deux emplois proches de 2 000 euros chacun ne permettent pas d’aborder le mois sans calcul, c’est que le soutien aux familles nombreuses n’est pas à la hauteur de ce que coûte chaque enfant de plus. Ce n’est pas une affaire de gestion domestique. C’est une affaire de politique publique.

Je m’indigne que l’on range cela parmi les anecdotes. Les grandes familles sont les premières exposées aux hausses de prix. En France, l’inflation alimentaire a ralenti, autour de 1,8 % sur un an en mars 2026 d’après des chiffres de l’Insee relayés par la presse spécialisée, mais la viande, le café ou le cacao restent sous tension. Un ralentissement n’est pas une baisse. Sur 18 000 euros de nourriture par an, chaque point de hausse coûte 180 euros à une famille comme celle-ci.

Autre vide : il n’existe pas de budget alimentaire officiel pour une famille type, rappelle un site français de conseil budgétaire. Les foyers de six, huit ou douze personnes se débrouillent sans repère public. Sans barème, l’écart entre l’aide versée et le coût réel de la table reste invisible.

Reste le silence. Dans les sources consultées, on ne trouve aucune réponse de la région de Murcia à ce témoignage. Une aide de 1 200 euros ne fait pas une politique familiale.

Voici ce que L’Aurore réclame, et ce que chacun pourra vérifier d’ici un an. Que la région de Murcia publie le coût moyen de l’alimentation d’un enfant et indexe son aide sur le nombre d’enfants du foyer. Que cette aide soit versée chaque mois, non une fois l’an. Que les pouvoirs publics, en Espagne comme en France, établissent un barème alimentaire officiel pour les ménages de cinq personnes et plus, révisé chaque année. Que les médias qui racontent ces familles interrogent aussi ceux qui fixent les aides.

Je m’indigne, et je continuerai, tant qu’une famille de douze devra choisir entre le caddie plein et la fin du mois. Cinq euros par personne et par jour : voilà le chiffre. Il attend une réponse.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de A.B.R..