Je condamne la mise en danger des denrées après le piratage des frigos de supermarchés en Europe
Lundi 2 novembre 2026, des supermarchés en Belgique, en Suède et en Irlande signalent des hausses de température dans leurs réfrigérateurs et congélateurs. Une cyberattaque est suspectée, trois semaines après un épisode similaire en France. Les chiffres de magasins touchés varient selon les sources.
Je condamne la vulnérabilité d’installations frigorifiques reliées à distance, qui permet à des pirates de faire grimper la température de produits frais sans alerte. Dans la nuit de dimanche à lundi, des magasins belges et luxembourgeois ont vu leurs réfrigérateurs et congélateurs se dérégler. Delhaize parle d’un « incident informatique » touchant une quarantaine de magasins, tandis que Colruyt évoque cinq magasins Spar dont les systèmes de réfrigération ont été attaqués.
Les chiffres divergent d’une source à l’autre, et cette confusion est en soi un problème : le public ne sait pas combien de rayons sont concernés. Delhaize mentionne aussi une vingtaine d’installations touchées sur les centaines qu’elle gère, tandis que Carrefour Belgique compte quinze magasins concernés. En Suède, ICA et Coop signalent des pics de température, dont un magasin ayant vu ses appareils réglés à 50 degrés pendant la nuit. En Irlande, treize magasins SuperValu sont touchés.
Je condamne la répétition d’une attaque dont la France avait déjà fait les frais. Le 12 octobre, Intermarché et Netto, au moins 300 points de vente, une partie du réseau de Coopérative U, des magasins E.Leclerc, 80 Carrefour et une trentaine de Monoprix ont été touchés. Selon la police, les températures ont grimpé jusqu’à 50 degrés, provoquant incendies et pertes alimentaires, sans vol de données.
Le fabricant danois des installations visées, interrogé par l’AFP, affirme que la plupart des équipements piratés sont anciens et n’ont pas été mis à jour. Les pirates ont atteint à distance les systèmes de régulation de Danfoss, puis ceux de Dixell. Un défaut de maintenance sur des équipements vieillissants pèse donc autant que l’attaque elle-même, et c’est là que se situe la responsabilité collective des distributeurs et de leurs prestataires.
Je condamne le silence qui entoure encore les auteurs. Aucune revendication n’a été publiée pour l’attaque française, et le parquet de Paris a ouvert une enquête de sa propre initiative sur une cyberattaque d’ampleur visant des réfrigérateurs connectés. Aucune source consultée n’indique qu’une enquête soit engagée en Belgique, en Suède ou en Irlande.
L’enjeu dépasse la facture des magasins. Des denrées périssables jetées, des craintes pour la sécurité alimentaire et des clients qui ignorent si les produits achetés ont subi une rupture de froid : voilà ce que ces attaques laissent derrière elles. Les pouvoirs publics doivent exiger des distributeurs un inventaire public des équipements connectés, avec le nombre exact de magasins touchés et les volumes jetés.
Il faut aussi imposer des mises à jour de sécurité documentées sur les régulateurs frigorifiques, et rendre publiques les conclusions de l’enquête parisienne dès qu’elles existent. Une coordination européenne doit suivre, car ces incidents ont franchi les frontières en quelques semaines. Sans chiffres vérifiables et sans obligation de mise à jour, la prochaine attaque trouvera les mêmes portes ouvertes.
Euronews.com (2 novembre 2026) ; Le Figaro (2 novembre 2026) ; France 24 (2 novembre 2026) ; La Libre (2 novembre 2026) ; franceinfo (octobre 2026) ; RTBF (2 novembre 2026) ; Boursorama (2 novembre 2026)
- Un piratage « pas si sophistiqué que ça » : ce que l'on sait de la cyberattaque qui a fait monter en température les frigos de supermarchés (franceinfo)
- La Belgique n'est pas la seule: des supermarchés européens également touchés par une attaque informatique (La Libre)
- Les frigos de plusieurs dizaines de supermarchés touchés par une cyberattaque en Belgique et Suède (RTBF)
- RÉSUMÉ 1-Les supermarchés européens touchés par une nouvelle cyberattaque visant leurs réfrigérateurs (Boursorama)
Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de A.D..