Éducation

J’alerte : un ring et une école de catch s’installent à Romorantin, et nul ne dit qui encadrera les élèves

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Le catch installe son ring et son école à Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), selon La Nouvelle République du 30 octobre 2026. L'article s'ouvre sur une phrase de ring, « Je dois faire en sorte que le public me déteste ». Les dépêches consultées ne précisent ni le public accueilli, ni l'encadrement, ni le cadre réglementaire de l'école.

J’alerte sur une nouvelle qui tient en une ligne et laisse tout le reste dans l’ombre. À Romorantin, dans le Loir-et-Cher, le catch installe son ring et son école. La Nouvelle République en fait son titre, avec une réplique de scène : « Je dois faire en sorte que le public me déteste ». C’est du spectacle, et il est assumé comme tel. Une école, en revanche, n’est pas un spectacle.

Je ne conteste pas le catch. Il a son public, son savoir-faire, ses passionnés. La ville le connaît déjà : son agenda officiel annonçait une soirée de catch au stade Jules Ladoumègue le samedi 15 février 2025. Je ne conteste pas non plus que des habitants veuillent apprendre à tomber, à feindre le coup, à tenir un personnage. Je regarde ce que la dépêche ne dit pas.

J’alerte parce que le mot « école » engage. Il suppose des élèves, des formateurs, des règles. Qui seront ces élèves ? Des adultes, des adolescents, des enfants ? Les éléments que j’ai pu consulter ne le disent pas. Je m’interdis donc de supposer. Mais je ne m’interdis pas de poser la question, car la réponse change tout.

Le catch est une discipline de contact. Ses gestes s’apprennent, et ils s’apprennent mal quand personne ne contrôle comment. Qui forme ? Avec quelle qualification ? Dans quel cadre réglementaire, sous quelle assurance, avec quel suivi médical ? Le matériau dont je dispose reste muet sur chacun de ces points. Ce silence ne prouve aucun manquement. Il prive simplement les familles de ce qu’elles ont le droit de savoir avant de signer.

Je n’accuse personne. Aucune personne n’est nommée dans les éléments dont je dispose, et aucune faute n’est établie. Je vise une habitude : on annonce l’ouverture d’un lieu de formation par l’image du ring, du masque et de la formule qui claque, et on remet à plus tard les informations pratiques. La curiosité locale est légitime. L’exigence de transparence l’est davantage.

J’alerte aussi sur le rôle des pouvoirs publics. Une commune qui accueille un ring, une préfecture qui reçoit une déclaration, une fédération qui reconnaît ou non la pratique : chacun détient une pièce du dossier. Aucun ne semble tenu de la rendre lisible. Les habitants de Romorantin n’ont pas à deviner qui contrôle quoi. Ils ont à pouvoir le lire.

Ce que je réclame est précis et vérifiable. Que les porteurs du projet publient le public visé, les tranches d’âge acceptées, le nom et la qualification des formateurs. Que soient rendues publiques l’assurance souscrite et les conditions de sécurité du ring. Que la mairie dise ce qu’elle a autorisé, où, et à quelles conditions. Que les services de l’État compétents indiquent s’ils ont été saisis, et de quoi.

Que La Nouvelle République, qui a vu le ring, prolonge son travail : un reportage ne vaut pas un registre. Quand la salle ouvrira, ces informations doivent être affichées à l’entrée, lisibles par un parent comme par un élu. Le public peut bien détester le méchant du spectacle. Il n’a aucune raison de détester le silence sur ceux qui apprennent à le jouer.

La Nouvelle République (lanouvellerepublique.fr), 30 octobre 2026 ; Ville de Romorantin-Lanthenay, agenda (romorantin.com)

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de Louis R..