J’alerte sur une sous-direction de la « confiance numérique » dont nul ne dit la mission
Alliancy a annoncé le 30 octobre 2026 la nomination de Xavier Vitry comme sous-directeur « Résilience et confiance numérique » de la DGRINES. La dépêche disponible se limite à cette information et ne détaille ni les missions de la sous-direction ni ses moyens.
J’alerte sur une nomination qui tient en une ligne. Le 30 octobre 2026, le média Alliancy a fait savoir que Xavier Vitry devient sous-directeur « Résilience et confiance numérique » de la DGRINES. Voilà le fait, tout le fait. Rien, dans ce qui est publié, ne dit ce que cette sous-direction fera, avec qui, avec quels moyens, ni sous quel contrôle.
Un intitulé n’est pas une politique. Les mots « résilience » et « confiance » sonnent bien. Ils rassurent, ils promettent, ils engagent. Mais la dépêche ne précise ni le périmètre de la mission, ni les objectifs fixés, ni les échéances, ni les budgets. Un titre sans contenu public reste une affiche.
J’alerte sur la puissance de ces deux mots. La confiance numérique, c’est celle que des millions de personnes accordent chaque jour aux services qu’elles utilisent, aux données qu’elles confient, aux systèmes dont elles dépendent. La résilience, c’est la capacité de tenir quand quelque chose cède. Quand une administration inscrit de telles promesses dans l’intitulé d’un poste, elle contracte une dette d’explication envers le public.
Je veux être précis sur ce que je ne dis pas. Je ne mets en cause ni la compétence ni les intentions de Xavier Vitry, dont la dépêche ne permet de juger ni le parcours ni l’action à venir. Je ne prétends pas non plus savoir ce que recouvre l’intitulé de son poste. Je dis seulement que le citoyen, à partir de ce qui est publié, ne peut pas le vérifier. C’est ce défaut d’information que je vise, et lui seul.
J’alerte sur la facilité avec laquelle une nomination, relayée par la presse spécialisée, tient lieu de communication publique. On annonce un nom, un titre, une direction. On ne dit pas ce que l’on attend de lui. Le jour où la confiance numérique sera mise à l’épreuve, par une panne, une fuite ou une attaque, il sera trop tard pour découvrir que personne n’avait défini ce que l’on entendait par là.
Je demande donc des actes, simples et vérifiables. Que la DGRINES publie la fiche de mission de cette sous-direction, avec son périmètre exact. Qu’elle indique les effectifs et les moyens qui lui sont affectés. Qu’elle fixe des indicateurs de résultat, rendus publics chaque année. Qu’elle explique, en des termes que chacun comprenne, ce que désignent ici les mots « résilience » et « confiance ».
J’alerte enfin les parlementaires, qui disposent des moyens de poser la question. Qu’ils interrogent l’administration concernée, par écrit ou en audition, sur la raison d’être de cette sous-direction et sur la manière dont elle rendra des comptes. Une réponse claire avant la fin de l’année 2026 serait un premier signe que ces mots ont un sens.
La confiance ne se décrète pas par un organigramme. Elle se construit par la transparence sur ce que l’on fait, pour qui et avec quel résultat. Tant que cette sous-direction n’aura pas dit sa mission, son titre ne sera qu’une promesse sans garant. Je continuerai de poser la question jusqu’à ce que la réponse soit publique.
Alliancy, 30/10/2026
Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de M.L..