Éducation

J’accuse un internat fermé pour légionelles, et un entretien des lycées qui attend trop longtemps

Éducation · · · Éditorial

Le lycée Bellevue du Mans a fermé son internat le 13 octobre 2026 après la découverte de légionelles dans le réseau d'eau des douches. L'établissement était déjà critiqué pour la vétusté de ses locaux pendant les mobilisations lycéennes.

J’accuse un système qui laisse des internats lycéens fonctionner sur des réseaux d’eau dont la surveillance passe après tout le reste. Le 13 octobre 2026, la direction du lycée Bellevue a fermé l’hébergement jusqu’à nouvel ordre. Le message aux familles est arrivé par courriel, à la suite de contrôles sanitaires de routine. Ces bactéries peuvent provoquer de graves maladies pulmonaires, et les parents ont raison de s’inquiéter.

J’accuse aussi l’usure des bâtiments qui rend ces contaminations possibles. Les légionelles prospèrent dans les eaux tièdes qui stagnent dans les tuyauteries. Un entretien insuffisant leur laisse le terrain libre. Une fois la bactérie installée, la purger demande des chocs thermiques, des désinfectants et parfois la coupure pure et simple des douches, avec un coût considérable en argent comme en temps scolaire.

Le lycée n’en est pas à son premier signal d’alarme sur l’état de ses installations. Pendant les manifestations lycéennes, l’internat avait été pointé à plusieurs reprises pour sa vétusté. Les élèves dénonçaient donc déjà un cadre usé, et la contamination confirme brutalement ce constat. Il faut toutefois reconnaître la réactivité de l’établissement : un traitement thermique à 70 °C a été effectué sur le réseau concerné. Mais une correction ponctuelle ne répond pas à la question de fond, celle de l’état général des installations.

Ce traitement reste une réponse d’urgence, pas une politique. Les éléments disponibles ne disent ni quand l’internat rouvrira, ni dans quelles conditions. Le titre d’Actu.fr pose d’ailleurs la question que se posent les familles : les élèves peuvent-ils y retourner ? À cette heure, la réponse manque.

J’accuse un silence sur les résultats. Les dépêches consultées ne livrent ni les valeurs mesurées dans le réseau, ni le calendrier des travaux, ni la date d’une éventuelle réouverture. Une famille qui doit décider de confier son enfant à un internat a besoin de chiffres précis, pas de communiqués vagues.

Je réclame trois actes vérifiables. D’abord, la publication des résultats d’analyses de l’eau avant toute réouverture de l’internat. Ensuite, un calendrier écrit des travaux sur le réseau, avec des échéances connues de tous. Enfin, un recensement public des internats du département soumis à un contrôle légionelles au cours de la dernière année, avec les mesures prises pour chacun.

Ce dossier dépasse un seul établissement. Les lycéens qui ont fait entendre la vétusté de leur internat ne demandent pas un privilège. Ils demandent un lieu de vie sain, où l’eau du quotidien ne met pas la santé en jeu. Les collectivités et l’État doivent traiter les bâtiments avant que l’urgence ne leur impose la fermeture.

Tant que ces réponses ne seront pas publiées, L’Aurore continuera de suivre ce dossier et de demander des comptes.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de T.R..