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J’accuse l’arrêt d’Actee, une décision sur la rénovation énergétique qui doit être expliquée

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Batiweb a annoncé jeudi 29 octobre 2026, à 17h25, que le gouvernement arrêtait Actee, dans le domaine de la rénovation énergétique. La dépêche disponible ne précise ni les motifs, ni les montants, ni le calendrier de cet arrêt.

Jeudi 29 octobre 2026, à 17h25, Batiweb annonce que le gouvernement met fin à Actee et classe la nouvelle sous la rubrique de la rénovation énergétique. C’est tout ce que nous tenons. Une décision, un nom, une heure. Nous écrivons avec cette limite et nous la disons d’emblée à ceux qui nous lisent.

La dépêche ne livre ni les motifs, ni le montant concerné, ni la date d’effet, ni la liste de ceux que l’arrêt touche. Nous ne les inventerons pas. Combler ce vide par des suppositions serait faire ce que nous reprochons aux autres : parler à la place des faits. Mais un vide n’est pas une excuse. Il est une question posée au pouvoir qui a décidé.

J’accuse le silence qui entoure, pour l’instant, cette décision. Je parle de ce que nous avons sous les yeux, et je le dis avec prudence. Tant que le gouvernement n’a pas exposé publiquement ce qu’il arrête, pour quelles raisons et à quelles conditions, il laisse chacun remplir l’espace à sa guise. Une décision publique se motive. Elle ne se découvre pas dans la presse professionnelle, un jeudi en fin de journée.

J’accuse la méthode qui consisterait à arrêter d’abord et à expliquer ensuite. Je la dénonce au conditionnel, parce que rien ne prouve qu’elle ait été suivie. Mais si des porteurs de projet avaient engagé des démarches en comptant sur Actee, ils ont droit à un calendrier, à une règle de transition, à un interlocuteur identifié. Une rénovation énergétique se prépare sur des mois. Un arrêt ne peut pas s’appliquer en une soirée.

La critique ne s’arrête pas au gouvernement. Les oppositions, la gauche en premier, rendraient un mauvais service si elles protestaient avant d’avoir lu l’acte, ou si elles défendaient Actee par réflexe, sans demander ce qu’il a produit. Ce qui s’appelle Actee se défend sur ses résultats, ou ne se défend pas. Si le bilan est mauvais, qu’on le publie et qu’on en débatte. S’il est bon, qu’on dise pourquoi l’on arrête.

J’accuse la tentation de classer l’affaire parce qu’elle tient en une ligne. Une ligne de dépêche n’est pas une politique publique. Derrière un nom propre, il y a en général des moyens, des engagements, des gens qui travaillent. Nous ne savons pas lesquels ici. Le gouvernement, lui, le sait, et il le doit à ceux qui financent l’action publique.

Nous réclamons cinq choses, simples et vérifiables. Que le texte de la décision soit publié, avec sa date d’effet. Que les motifs soient exposés, chiffres à l’appui. Que le bilan de ce qu’Actee a produit soit rendu public. Que le sort des projets en cours soit fixé noir sur blanc. Que le Parlement, par ses commissions compétentes, puisse interroger le gouvernement sur ce choix. D’ici là, nous gardons le dossier ouvert et nous compléterons cet article dès que les faits manquants seront connus.

Batiweb, via Google Actualités, 29 octobre 2026

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de Louis R..