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J’exige un comptage public et vérifiable de la mobilisation du 5 novembre

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Jeudi 5 novembre, à 13 heures, le ministère de l'Intérieur a dénombré 270 000 manifestants dans 180 cortèges hors Paris, tandis que la CGT en revendique plus de 250 000 dans 73 villes. Les deux décomptes ne portent pas sur le même périmètre, et les dépêches consultées ne détaillent pas la méthode de chacun.

Jeudi 5 novembre, à 13 heures, deux chiffres se sont imposés dans le débat sur la journée de mobilisation pour les salaires. Le ministère de l’Intérieur a compté 270 000 personnes réparties dans 180 cortèges, hors Paris. La CGT a de son côté revendiqué plus de 250 000 manifestants dans 73 villes. L’écart paraît mince, mais les deux décomptes ne portent pas sur le même périmètre, et le public ne dispose pas, dans les dépêches consultées, du détail de leur mode de calcul.

J’exige qu’une journée de grève se compte selon une méthode écrite, publiée avant même le premier cortège. Aujourd’hui, le chiffre officiel circule par l’entourage du ministre sans que les lecteurs sachent qui a compté, où, et selon quelle règle. Les organisations syndicales doivent elles aussi expliquer comment elles arrivent à leur total. La transparence ne peut pas être à sens unique.

Le dispositif policier n’est pas moins parlant. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes, avec une réponse d’une extrême fermeté promise en cas de débordements. Ce chiffre dit l’ampleur de l’encadrement. Il ne dit rien de ce que la journée a réellement rassemblé, et il ne remplace pas un décompte.

J’exige que le renseignement territorial explique l’écart entre sa prévision et le décompte de 13 heures. Il attendait entre 500 000 et 700 000 personnes dans les cortèges hors Paris, alors qu’à 13 heures le total officiel restait à 270 000. Il se peut que les deux chiffres ne visent pas le même moment de la journée, mais aucune explication publique n’accompagne cet écart dans les dépêches consultées.

Les dépêches ne disent pas non plus si les chiffres des syndicats et ceux de l’État ont été mis en regard. J’exige donc un document unique, établi par les deux parties ou par un tiers identifié, qui pose les deux décomptes côte à côte avec le nombre de cortèges, la liste des villes et l’heure du relevé.

Une grève sur les salaires et les services publics ne se réduit pas à une course aux chiffres. Les salariés qui défilent et les citoyens qui suivent la journée ont droit à une mesure lisible. L’Aurore réclame que la méthode de chaque décompte soit publiée avant la prochaine journée de mobilisation, et que le document comparatif soit mis en ligne le jour même de la prochaine grève.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de A.D..