J’exige que le jury de Zeddam rende publiques les images et les critères du déclassement de Marie Schreiber
Le jury des commissaires a déclassé la Luxembourgeoise Marie Schreiber, samedi 7 novembre à Zeddam, aux Pays-Bas, pour un sprint jugé irrégulier. Le titre européen de cyclo-cross revient à la Néerlandaise Lucinda Brand, arrivée derrière elle sur la ligne.
J’exige que la lumière soit faite sur la décision qui a privé Marie Schreiber de son premier titre européen de cyclo-cross. Samedi 7 novembre, à Zeddam, aux Pays-Bas, la Luxembourgeoise, âgée de 23 ans, avait franchi la ligne en tête, devant la Néerlandaise Lucinda Brand, 37 ans, double championne du monde. Un quart d’heure après l’arrivée, le jury des commissaires l’a reléguée à la deuxième place pour un sprint jugé irrégulier, et le titre est revenu à Brand.
Le motif retenu tient en peu de mots : la coureuse se serait trop déportée et aurait fermé la porte à sa rivale dans les derniers mètres. Il a fallu environ un quart d’heure de visionnage aux juges pour trancher, un délai qui montre qu’il s’agit d’une appréciation et non d’un constat immédiat. Or les dépêches ne précisent ni la règle exacte qui a servi de base, ni la marge laissée aux juges. Une règle qui se joue au ralenti, sur écran, a besoin de garde-fous visibles.
Les récits ne s’accordent pas non plus sur la portée du geste. L’Essentiel relaie le motif du jury, tandis que la coureuse affirme qu’un écart de deux centimètres aurait rendu la décision compréhensible à ses yeux. Elle dit aussi avoir revu le sprint avec Brand, qui aurait reconnu n’avoir rien fait de mal. L’Aurore ne dispose pas de cet échange et ne le tranche pas. Le Quotidien parle, pour sa part, d’une rétrogradation injuste, lecture que notre journal n’a pas à trancher à leur place.
La colère de la coureuse s’est traduite par un refus de monter sur le podium. Elle affirme qu’on lui vole le plus beau moment de sa carrière et reproche à l’Union cycliste internationale et à son instance européenne leur attitude. Lucinda Brand, de son côté, a regretté qu’un nouveau titre ne puisse pas être vécu autrement dans ces circonstances.
J’exige que les organisateurs publient les images retenues par le jury, accompagnées d’un motif écrit et précis. Une décision qui retourne un classement mérite d’être lisible par tous, les athlètes comme le public. Le public a le droit de voir ce que les juges ont vu.
J’exige une définition écrite du sprint irrégulier, connue des coureuses avant le départ, ainsi qu’une procédure de réexamen ouverte à la concernée dans un délai fixé. Dans l’état des dépêches, une course peut basculer un quart d’heure après la ligne sans que la règle appliquée soit exposée. Les compétitrices doivent savoir à quoi s’en tenir avant de s’élancer, pas après avoir franchi l’arrivée.
Marie Schreiber, 23 ans, se retrouve privée d’un premier titre européen pour une appréciation contestée. Ce qui manque à Zeddam, ce sont des images publiées, un motif écrit et une voie de recours. L’Aurore continuera de suivre ce dossier et de réclamer ces éléments à ceux qui organisent la compétition.
RTBF, 07/11/2026; L'Essentiel, 07/11/2026; Le Quotidien, 07/11/2026; Cyclismactu, 07/11/2026
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Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de M.L..