Éducation

Je conteste la fermeture du campus du Mirail pendant que sa fac occupée continue de faire cours

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À Toulouse, la faculté du Mirail est occupée depuis début octobre par des étudiants qui soutiennent le mouvement lycéen, selon Reporterre. Le campus fait par ailleurs l'objet d'une fermeture administrative du 2 au 6 novembre 2026, à l'exception de la bibliothèque universitaire.

Je conteste le silence qui entoure l’expérimentation menée depuis début octobre dans la faculté du Mirail, à Toulouse. Des étudiants y tiennent les lieux en soutien au mouvement lycéen, et leur projet dépasse la seule occupation. Le 4 novembre, un cours de sociologie intitulé « Genre et environnement » s’est tenu dans le cadre des Savoirs Libres, sous les yeux d’un public étudiant nombreux.

L’ambition affichée est celle d’une université libre et autonome, fondée sur un partage horizontal des savoirs. Des enseignants s’associent au projet et partagent une partie des revendications. Les occupants veulent ouvrir la fac aux jeunes du quartier du Mirail, un territoire populaire dont les habitants sont peu représentés sur les bancs de l’université. Adèle Haenel est elle-même venue présenter son dernier livre, ce qui montre que le lieu attire bien au-delà du campus. Un cours sur la pensée économique libérale est annoncé pour le 9 novembre.

Je conteste la fermeture administrative du campus annoncée pour la période du 2 au 6 novembre 2026, à l’exception de la bibliothèque universitaire. Les sources consultées mentionnent un arrêté, sans en exposer les motifs ni la durée au-delà de ces dates. Elle intervient alors que des cours continuent d’être dispensés dans le même bâtiment, ce qui oblige à s’interroger sur la cohérence de la décision. Les deux récits divergent d’ailleurs : l’un parle d’un site bloqué et occupé, l’autre d’un établissement fermé.

Je conteste qu’un débat sur l’occupation puisse éluder la question des moyens. Selon le reportage, la gouvernance actuelle a décidé de ne recruter en 2026 que la moitié des personnels partant à la retraite. Ce chiffre vient des occupants et des enseignants mobilisés, et les éléments consultés ne contiennent aucune réponse de la direction qui le confirme ou le dément. Il doit être vérifié, pas seulement cité.

Le face-à-face entre occupants et administration ne doit pas occulter les questions de fond. Les étudiants disent vouloir garder l’université ouverte malgré la décision de la présidence, et affirment avoir déjà atteint leur but : créer une université populaire et autonome. Qu’on partage ce constat ou non, la réponse ne peut pas se limiter à une fermeture sans explication.

Je réclame trois actes vérifiables. Premièrement, la publication de l’arrêté de fermeture, avec ses motifs, son périmètre et sa durée. Deuxièmement, un chiffrage public des départs à la retraite et des recrutements prévus pour 2026, composante par composante. Troisièmement, une réunion ouverte aux étudiants, aux enseignants et aux personnels, dont le compte rendu serait publié dans un délai annoncé à l’avance.

Je conteste enfin qu’une université puisse fermer ses portes sans dire pourquoi ni pour combien de temps. Une université publique doit répondre à ses usagers, et ceux-ci doivent pouvoir vérifier ce qui se décide. Les étudiants du Mirail et les personnels méritent mieux qu’un silence administratif.

Reporterre, le média de l'écologie (05/11/2026, 16h14) ; Évous, Toulouse (page sur les manifestations, grèves et perturbations du 2 au 8 novembre 2026, date de publication non précisée)

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de Louis R..