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J’alerte sur un accord annoncé sans texte avec la Russie et sur la guerre en Iran, pointée par son propre camp

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Jeudi 5 novembre, Donald Trump a prédit un accord « très grand » avec la Russie sur l'Ukraine, qui pourrait englober toute l'Europe. Aucun contenu n'a été rendu public, alors que des négociations russo-ukrainiennes sont prévues à Abou Dhabi les 10 et 11 novembre. Le même dossier est lié à la défaite républicaine aux élections de mi-mandat, que Donald Trump attribue en partie à la guerre contre l'Iran.

J’alerte sur une annonce qui engage l’Ukraine et peut-être toute l’Europe, alors qu’aucun texte n’est connu. Jeudi 5 novembre, Donald Trump a prédit un accord « très grand » avec la Russie, qui pourrait, selon lui, englober toute l’Europe. Il a ajouté que « tout le monde sera ravi ». Les dépêches disponibles n’en décrivent ni le contenu, ni les signataires, ni la moindre échéance. Une promesse de satisfaction générale ne tient pas lieu de politique.

Le calendrier diplomatique, lui, existe. Le Kremlin a confirmé qu’une délégation russe se rendra à Abou Dhabi les 10 et 11 novembre, pour des négociations trilatérales. Melania Trump doit réunir à la Maison Blanche des représentants russes et ukrainiens. Donald Trump a dit avoir rencontré un émissaire russe, sans avoir eu d’entretien avec la délégation ukrainienne, pourtant conviée au même événement. Kiev se retrouve donc invitée à une célébration sans avoir été reçue par le président.

J’alerte sur la méthode. Une négociation à Abou Dhabi, une réception à la Maison Blanche et une déclaration sur « toute l’Europe » ne forment pas une stratégie lisible. Les Européens apparaissent dans la phrase sans qu’aucun rôle ne leur soit attribué. Les Ukrainiens sont invités sans que leur place dans un éventuel accord soit précisée. Ce flou touche des populations entières et ne peut pas rester une improvisation.

Le second dossier est la guerre contre l’Iran. Lancée fin février par une offensive israélo-américaine, elle a pesé sur les élections de mi-mandat du mardi 3 novembre, selon Donald Trump lui-même, qui a reconnu que le conflit y avait contribué. Les démocrates prendront le contrôle des deux chambres du Congrès en janvier. Téhéran se réjouit de ce revers et y voit un rejet de la guerre par les Américains.

J’alerte sur la contradiction. Le vice-président JD Vance a écrit que la raison de la défaite, c’est la guerre. Donald Trump a jugé ces propos « largement vrais », puis a affirmé que, s’il devait recommencer, il referait exactement la même chose. Un pouvoir qui reconnaît le coût électoral d’une guerre tout en voulant la poursuivre doit en rendre compte devant le Parlement.

Le coût dépasse les urnes. Selon Time, la guerre a fait grimper les prix de l’énergie dans le monde et s’est largement impopularisée auprès des Américains. Axios résume l’impasse : Donald Trump doit choisir entre un accord et une reprise des bombardements, deux options que le média juge mauvaises. Ce choix ne devrait pas se faire au fil de déclarations successives, sans débat public.

L’Aurore réclame trois actes vérifiables. Publier, avant le 10 novembre, un résumé écrit de l’accord en préparation. Associer formellement l’Ukraine et les Européens aux discussions, avec un compte rendu public des échanges d’Abou Dhabi. Soumettre au Congrès tout nouveau bombardement de l’Iran avant qu’il ne soit décidé.

Un grand accord peut être une bonne nouvelle. Une annonce sans texte n’est pas une paix, et une guerre dont le camp au pouvoir reconnaît le poids électoral ne peut pas se poursuivre sans débat. Les peuples d’Ukraine, de Russie, d’Iran et des États-Unis méritent des faits, pas des formules.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de A.B.R..