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J’accuse le pouvoir exécutif américain de jouer sa majorité sur un scrutin qui se lit comme un référendum

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Les élections de mi-mandat aux États-Unis se tiennent mardi 3 novembre 2026. Donald Trump n'est pas candidat, mais les sondages donnent l'opposition démocrate favorite pour reprendre au moins une chambre du Congrès.

J’accuse un scrutin transformé en vote sur un seul homme. Mardi 3 novembre, les Américains renouvellent la Chambre des représentants et une partie du Sénat, alors que Donald Trump n’est pas sur le bulletin. Les électeurs jugeront pourtant son action après deux ans de retour à la Maison-Blanche, car ces élections servent presque toujours de référendum sur le président et son camp.

Les projections penchent nettement vers l’opposition. Selon le New York Times, relayé par un site d’information, la cote de popularité du président atteint un niveau jamais observé avant des midterms depuis 1946. Un modèle de prévision crédite les démocrates de 82 % de chances de reprendre la Chambre et de 62 % pour le Sénat. Ce sont des estimations, pas des résultats, et elles doivent être lues comme telles.

J’accuse aussi le flou sur les chiffres de base. Une dépêche affirme que le parti du président occupe 218 sièges contre 214 aux démocrates, quand une autre décrit simplement une majorité républicaine dans les deux chambres sans détailler. Un scrutin aux enjeux si lourds mérite un décompte partagé, établi à partir de données officielles et daté avec précision.

J’accuse un contrepouvoir qui pourrait être désarmé. Le Congrès écrit les lois et contrôle les dépenses fédérales. Une majorité d’opposition pourrait bloquer, retarder ou rejeter les nominations au cabinet, à la tête des agences fédérales et à la Cour suprême. Sans cette majorité, le président se rabattrait surtout sur les décrets, dont beaucoup seraient contestés devant les tribunaux, et sur son droit de veto.

J’accuse l’esquive de certains responsables face à une tentative rapportée en Alaska. Selon une dépêche, Donald Trump aurait tenté d’empêcher une victoire démocrate dans cet État. NBC News indique qu’un juge fédéral a rejeté cette démarche, tandis qu’un sénateur républicain a évité de dire s’il accepterait le résultat. Une élection se conteste devant des juges indépendants, et non par des pressions sur la course elle-même.

Le même jour, franceinfo rapporte que Donald Trump a averti que les États-Unis devraient, « à un moment », donner un coup de massue à l’Iran. Aucun calendrier ni aucune forme d’action ne sont précisés dans cet avertissement. Une menace de cette nature engage le pays entier et ne devrait pas relever du seul exécutif, alors que le Congrès contrôle les dépenses fédérales.

Trois actes sont vérifiables et peuvent être exigés dès maintenant. Les autorités électorales doivent publier les résultats circonscription par circonscription, avec les heures de clôture et les étapes du dépouillement. Les recours doivent être jugés selon un calendrier public. Enfin, l’exécutif doit transmettre au Congrès, avant toute action militaire contre l’Iran, un rapport écrit sur ses objectifs.

Éditorial rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sous la responsabilité de M.L..